Hitman : Absolution

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Posté le 21 décembre 2012 par ExServ
hitman_absolution

Notes

Graphismes
8.0


Bande Son
7.0


Gameplay
7.0


Scénario
6.0


Durée de vie
8.0


Score Final
7.2


Fiche Technique

Date de Sortie: 20 novembre 2012
 
Développeur: IO Interactive
 
Editeur: Square Enix
 
Plateforme: PC, PS3, Xbox360
 
PEGI: 18
 
Version testée: PC Commerciale.
 
Langues Disponibles: Anglais, Français (textes et voix)
 
 
 
 
 

Les plus:

De nombreux modes de difficultés, un moteur aux petit oignons et le mode contrats.
 

Les moins:

Le jeu manque de rythme, et l'équilibrage semble aux abonnés absents.
 
L'avis du testeur

Une bonne surprise de fin d’année, à essayer.

par ExServ
Test Complet

logo_hitman

Alors qu’en l’an 2000 la fin du monde était déjà prévue, les premières aventures de l’agent 47 débarquent sur nos ordinateurs. Depuis, le tueur à gage chauve est devenu une véritable icône du jeu vidéo, tant pour la difficulté du jeu que le charisme du héros. 12 après, on nous annonce toujours la fin du monde, et Hitman revient dans un épisode sobrement sous-titré : Absolution. Coïncidence ? Sûrement, profitons juste de l’actualité ésotérique pour introduire le test du jeu, sorti le 20 novembre sur un tas de plateformes.

I’m too old for this s***

A l’instar de Snake, c’est un agent 47 vieillissant que l’on découvre dans cette nouvelle aventure. Après des années à servir l’ICA par l’intermédiaire de Diana Burnwood, le tueur est chargé dès le début du jeu de tuer Diana. Accusée de trahison envers l’agence, vous allez donc au cours d’un prologue expliquant toutes les mécaniques du jeu mener à bien cette mission… Cependant, vous découvrez que Diana protégeait une jeune fille du nom de Victoria, et demande dans un dernier souffle à Hitman de la protéger.

Le pitch du jeu permet donc de comprendre que le tueur à gage va stopper sa collaboration avec l’agence, pour suivre sa propre voie. Bien-sûr tout ne se passe pas comme prévu, et la trame scénaristique du jeu s’axera autour du sauvetage de la petite Victoria.

Le scénario du jeu mettra malheureusement du temps à décoller, la première moitié servant à mettre le décor en place, puis tout s’accélérera vers la fin. Certains personnages seront donc moins développés et ce malgré un scénario globalement plus profond que dans les autres épisodes. Ce problème de rythme gênera quelque peu l’entrée dans l’histoire, qui se termine alors que l’on commençait enfin à sentir la tension.

Malgré tout, durant les 20 missions du jeu, vous croiserez des personnages hauts en couleur, marque de fabrique d’IO Interactive qui s’inspire par moment clairement de l’œuvre de Tarantino. Les dialogues sont cinglants, les répliques fusent et le ton à la fois critique et décalé sur la culture Américaine fait le plus souvent mouche. Quelques scènes cultes resteront en mémoire, et les clins d’œil sont légion. Le doublage Français est d’ailleurs de bonne facture, même si on lui préférera la version originale pour saisir toutes les subtilités et tous les jeux de mots.

Le dernier costume de votre vie

Hitman Absolution Alors que beaucoup de sagas se sont perdues à leur arrivée sur cette génération, notamment à cause d’une simplification à outrance, leur level design étant réduit le plus souvent à des couloirs. IO Interactive semble avoir réfléchi à la question « comment étendre notre audience, sans perdre notre base ».

Tout d’abord, ils ont mis les petits plats dans les grands, le moteur Glacier2 est une réussite, sur console et encore plus sur pc, vous en aurez plein la vue. Toujours en avance également sur la gestion de la foule, cet épisode d’Hitman est tout simplement ahurissant quand il vous plonge au milieu d’une foule en train de célébrer le nouvel an chinois par exemple. De même, la modélisation des visages est réussie, tout comme l’agent 47, impassible. Quelques rares rictus ou sourcils levés seront les seules expressions du personnage, renforçant son côté froid et calculateur.

Ensuite, l’action se modernise, Hitman cède aux sirènes de la couverture, et utilisera le moindre morceau de décor pour se cacher. De nombreuses nouvelles animations ont été ajoutées, et les mises à morts sont vraiment nombreuses. Mais modernisation oblige, le jeu propose également un mode « bullet-time ». L’Instinct permet à 47 de repérer ses cibles, les objets importants du décor, ou encore de ralentir le temps pour tuer plusieurs ennemis d’un coup. Le tout étant géré par une barre d’instinct qui se remplit au gré de vos actions. Réussissez à tuer un ennemi sans vous faire repérer et à cacher son corps, et votre barre se remplira. Une concession qui semble presque subie tant cela facilite le jeu, heureusement pour nous, IO Interactive ne s’est pas contenté de cela.

Tu sais, faut de tout pour faire un monde, oui c’est vrai

Hitman Absolution La véritable inquiétude se situait plutôt sur la difficulté du jeu, notamment après la diffusion de quelques trailers laissant penser que le jeu semblait prendre un sérieux virage vers le TPS. Il n’en est rien, et il faut saluer l’effort d’IO Interactive d’avoir réussi à proposer 5 modes de difficulté, permettant à tous les joueurs de s’y retrouver. Le jeu propose donc deux modes distinct, le mode renforcé, et le mode professionnel.

Le mode renforcé comporte les difficultés « facile » et « normal ». Moins de gardes dont les réactions sont très lentes, des « checkpoints » réguliers, des indices visuels et la possibilité de voir à travers les murs… Si le jeu se contentait de ça, il est clair que le studio aurait déjà été pris d’assaut par des fans furieux. Cependant, le passage au mode professionnel ne laisse aucun doute, Hitman reste un jeu d’infiltration exigeant, et propose justement aux acharnés une durée de vie conséquente.

Le mode puriste va même jusqu’à retirer toute information visuelle, aucune interface donc, hormis le menu pour changer d’arme. Un mode vraiment exigeant, si vous commencez à jouer dans celui-ci, attendez-vous à vous arracher les cheveux tant les réactions des ennemis sont extrêmes. Deux secondes, la première pour vous rendre compte que vous êtes en train de faire une bêtise, la seconde et c’est déjà trop tard. Aucune erreur donc dans ce mode de jeu qui ravira les amateurs de challenge.

C’est un trou du cul Seigneur. Je le sais, mais quel est son nom ?

Si l’on peut rassurer les fans sur le challenge qui les attend, il faut cependant nuancer le propos. Le jeu inclue désormais un système de « scoring » dont la légitimité est douteuse. Chacune de vos actions vous ajoutera ou enlèvera des points, poussant le joueur vers l’assassinat le plus silencieux possible. Pourtant, vous aurez souvent ce désir malsain de supprimer d’une balle dans la tête ce garde parti pisser loin du groupe, mais le score présent en haut de l’écran vous fera peut-être regretter votre geste.

Dommage donc, surtout que la durée de vie est déjà énorme. Chaque mission proposant une dizaine de défis à réaliser, permettant de mettre en avant la variété des possibilités de mises à mort. Il aurait peut-être suffit de s’en tenir à cela.

Mais si nous sommes grossiers dans nos intertitres, c’est qu’il convient de pester contre l’IA. Le jeu manque clairement d’équilibrage, et la frustration que l’on ressent en mode professionnel atteint des sommets. Toujours aussi adepte du camouflage, Hitman pourra changer de costume en un clin d’œil, cependant leur efficacité a été grandement revue à la baisse. En effet les personnages portant le même costume que vous vous reconnaîtront et il faudra les éviter. Cela donnera lieu à des crises de nerfs violentes. Déguisé en agent du SWAT, cagoulé, masqué, la nuit, sous la pluie et de dos, on vous reconnaîtra quand même. Par contre, remplacez un juge en plein milieu d’une audience et tout le monde n’y verra que du feu.

Vraiment le gros point noir du jeu est donc ce manque flagrant d’équilibrage qui force le joueur à recommencer sa partie très souvent. Au passage, notez bien qu’en choisissant de recommencer un niveau, les rondes des ennemis seront remises à zéro. Comprenez donc que vous serez confrontez à deux schéma de ronde, l’un « naturel » l’autre forcé en recommençant le niveau. On ne peut que vous conseiller de prendre le réflexe de recommencer le niveau dès le début, pour ne pas appendre un schéma que vous ne pouvez croiser qu’une fois.

Challenge accepted

Hitman Absolution - Mode contratUne fois le mode histoire plié, vous découvrirez avec joie le mode « contrats ». Ce mode communautaire permet aux joueurs de se lancer des défis. Reprenant le cadre des missions du jeu solo, vous choisirez vous-même la ou les cibles, la méthode pour les tuer et le costume à porter. Une très bonne idée qui permet de rallonger la durée de vie de manière considérable, et récompensant les joueurs ayant appris chaque recoin du jeu.

La réussite du défi, et des conditions bonus vous rapportera une somme d’argent, qui servira pour comparer votre réussite avec vos amis.

La création d’un défi est très simple, un tutoriel vous explique rapidement les bases, et on se prend rapidement au jeu. A vrai dire, ce mode de jeu est probablement la grande réussite du jeu. Nous ne le disons peut-être pas assez mais le fait qu’on laisse les joueurs créer du contenu est sûrement la meilleure chose qui nous soit arrivée sur cette génération. Et bien que l’on ne puisse qu’utiliser les aires de jeux du mode solo, les possibilités sont quasiment infinies.

Mission presque réussie pour ce Hitman : Absolution. En n’ayant abandonné que très peu des éléments qui le caractérisait, et en permettant aux joueurs occasionnels de s’y amuser, IO Interactive nous propose presque l’excellence. Presque, car le jeu est entaché par de gros problèmes d’équilibrage, notamment dans la gestion des costumes.

Le jeu cependant transpire la générosité, un contenu énorme, est vraiment beau, et possède un humour omniprésent…  Le mode contrat justifie à lui seul l’achat du jeu. Hitman : Absolution reste une réussite, qui conviendra donc vraiment à tous types de joueurs (âgés de plus de 18 ans quand même).


A propos du rédacteur

ExServ

A l'origine simple joueur, j'ai pris sur moi de faire des guides sur Demon's Souls et Dark Souls. "Connu" pour ces vidéos là, ma chaîne Youtube continue de s'épanouir et je propose régulièrement du contenu vidéo. Désormais coach de vie chez artofgaming, j'occupe les postes de webmaster, graphiste, rédacteur et créateur de contenu vidéo (et accessoirement rabat-joie).

Un Commentaire


  1.  

    Je partage pas trop l’enthousiasme pour le mode Contrat. Oui c’est une super idée mais le fait que chaque contrat se déroule dans les niveaux du jeu donne au bout d’un moment une énorme impression répétitive car les gardes sont toujours à la même place, les script se déclenche toujours au même moment etc… Dommage que l’on ne puisse pas choisir plus d’options comme la ronde des gardes, leur nombres, l’accès à certaines zones ou non etc…





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